Techniques de culture du moringa oleifera

Publié le par Frédéric L.

Techniques de culture du moringa oleifera
Peut être récolté quelques mois après le début de sa culture. Sa technique de culture est simple et peu coûteuse.
Se reproduit par semis ou boutures.
Une fois qu'ils atteignent la maturité, si les branches ne sont pas coupées pour récolter les feuilles, les arbres de Moringa fleurissent et produisent une grande quantité de fruits chaque année - jusqu'à 4,54 kg de graines ! Une fois que les fruits se dessèchent, les graines peuvent être facilement récoltées et pressées pour leur huile. Ces graines contiennent de l'huile (environ 40 %), et l'huile est très utile non seulement pour la cuisine, mais aussi dans les cosmétiques.
Le taux de germination des graines fraîches avoisine les 80 %, mais tombe à environ 50 % après 12 mois de stockage, aucune graine ne restant viable après 2 ans de stockage. Au début, l’arbre croît à une allure remarquable ; 3–4 m de croissance par an n’est pas inhabituel. Les jeunes arbres issus de graines commencent à fleurir au bout de 2 ans. Sur les arbres issus de boutures, on peut espérer récolter les premiers fruits 6–12 mois après la plantation. La floraison précède souvent la formation de nouvelles feuilles, ou coïncide avec elle.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Lieux de plantation
Haies vives servant de coupe-vent dans les champs ou près de la maison ; des plantations plein champ sont aussi possibles pour une plus grande exploitation de l'arbre.
Comment reproduire ?
En Afrique, Moringa oleifera est surtout multiplié par graines ; en Inde, on pratique davantage le bouturage car les arbres issus de graines produisent de moins bons fruits. Les graines sont soit semées directement au champ au début de la saison des pluies soit en pépinière arrosée pendant la saison sèche. On les sème à une profondeur de 2 cm. La germination prend (3–7–14 jours) et les semis gagnent à être ombragés (environ 50% d’ombre). Au départ, on les arrose deux fois par jour, mais lorsque les semis font 10–15 cm de haut, on réduit l’arrosage à une fois par jour. Les plants atteignent la taille de 15–25 cm en 2 mois ; après 3 mois ils font 40 cm de haut et ils sont prêts à être replantés. La plantation doit coïncider avec le début des pluies. On met du fumier dans chaque trou.
On utilise surtout des boutures pour mettre en place les haies vives. Les branches de 1–1,5 m de long et de 4 cm de diamètre au plus prendront racine facilement en seulement quelques mois. Pour une monoculture à cycle court, on espace les plants de Moringa oleifera de 0,7–1 m ; s’il s’agit d’une production à cycle long, on pratique couramment un espacement de 3–5 m dans les deux directions. En Tanzanie, où Moringa oleifera est cultivé pour la production de graines destinées à l’huile et aux floculants, la densité recommandée est de 800 arbres par ha. Pour une culture en allées, on pratique un espacement de 2 m sur la rangée. Pendant la saison humide, on fait pousser des céréales entre les rangées, et pendant la saison sèche des légumes.
Moringa oleifera fait généralement l’objet de peu de soins, hormis l’arrosage. Si on le plante pendant la saison sèche, il faut lui donner un semi-ombrage et l’arroser régulièrement jusqu’à ce que l’arbre soit bien établi. Il est essentiel d’épandre du fumier pour obtenir de bons rendements. On l’épand sur la totalité du champ afin que les cultures associées en bénéficient aussi.
L’étêtage, le recépage et l’ébranchage ou la taille sont recommandés pour favoriser la ramification, augmenter la production et faciliter la récolte. Lorsque l’arbre atteint 1,5 m, les cultivateurs le rabattent (à 50 cm du niveau du sol ou même au ras de terre pour les sujets plus âgés) une ou deux fois par an. Une seconde taille intervient habituellement avant le ramadan car la demande est forte et les prix sont élevés pendant cette période. Après la taille, il faut environ 3 semaines avant que les feuilles puissent être récoltées. Les perches élaguées sont utilisées pour dresser des clôtures autour des champs ou des maisons, ou pour construire des enclos à bétail. On désherbe à la houe. Au Niger, Moringa oleifera a pris tant d’importance qu’on le cultive en plein champ.
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