Moringa oleifera ou brèdes  mourongue

Publié le par Frédéric L.

Moringa oleifera   ou brèdes  mourongue
Le Moringa Oleifera est un arbre ancestral originaire d’Inde. Il pousse en zones tropicales et subtropicales : Afrique, Amérique Latine, Caraïbes… 
C’est un arbre à croissance extrêmement rapide qui peut pousser jusqu’à 4 mètres de hauteur en un an, pour atteindre une hauteur finale de 6 à 15 mètres. Les feuilles, les fruits, les graines, les racines, l’écorce mais aussi les fleurs possèdent chacun un intérêt nutritionnel, thérapeutique et cosmétique, ce qui lui vaut d’être surnommé « arbre de vie » ou encore « arbre aux miracles ».
Le Moringa a parcouru différentes sociétés depuis des milliers d’années. D’anciens écrits indiens de médecine ayurvédique (médecine traditionnelle indienne favorisant l’harmonie entre le corps et l’esprit) remontant à 150 avant JC, font référence au Moringa et à ses utilisations pour traiter plus de 300 maladies. Les premiers Romains, les Grecs et les Égyptiens prisaient le Moringa pour ses propriétés curatives et intégraient l’huile de Moringa aux rituels de soins et de beauté.
Les feuilles de Moringa sont duveteuses et semblables à celles des fougères. Leurs folioles peuvent être cueillies et préparées comme les épinards. Elles sont très nutritives. Lorsque la plante est très jeune, elle peut également être consommée comme un légume tendre. On peut facilement ajouter les feuilles de Moringa comme herbes potagères ou herbes séchées dans un plat.
Principaux intérêts nutritionnels :
stimuler le système immunitaire (anémie, fatigue passagère)
réduire la fatigue
combler les carences en micronutriments : source de protéines, de minéraux et de vitamines (végétariens, seniors, régimes restrictifs…)
accompagne les performances sportives (endurance, énergie)
 

Les feuilles du moringa peuvent combattre la malnutrition dans de nombreux pays dont la population en souffre ! Elles peuvent être séchées, réduites en poudre et consommées comme complément alimentaire. Autres utilités
Fourrage : En effet, toutes les parties de cette plante comportent des utilités intéressantes. Par conséquent, les feuilles très nutritives peuvent servir de nourriture au bétail et aux animaux de la basse-cour !
Médicinale : Vous trouverez au bas de l’article un lien vers lequel ses utilisations médicinales sont bien détaillées, la plante est aussi extraordinaire à ce niveau.
Huile : Depuis les graines peut être extraite une huile de qualité supérieure pouvant être comparée à l’huile d’olive. Elle est très recherchée en cosmétique et en parfumerie. Elle est utilisée en aérospatiale, car elle ne change pas de densité lors des changements de pression ou de température. C’est une huile d’une stabilité impressionnante !
Traitement de l’eau : Les graines, une fois écrasées, ont la capacité de purifier l’eau. Les protéines contenues dans les graines font floculer les microparticules contenues dans l’eau retirant ainsi toute turbidité, et éliminant 98 à 99 % des bactéries (Lien ).
 
Utilités pour les cultures : Semé, l’arbre moringa développera une racine pivot ayant la capacité de fragmenter la roche mère. De plus, si l’arbre est semé, il pourra mieux résister aux tempêtes cycloniques et risquera moins de se faire déraciner. Aussi, il pourra aller chercher son eau plus en profondeur, sera donc plus résistant à la sécheresse, d’où l’intérêt de le semer dans les zones arides !
 

A La réunion
Moringa oleifera Lam., d'introduction ancienne à la Réunion, est encore fréquemment cultivé dans les jardins créoles, notamment des régions basses de l'île. Dans la Flore de La Réunion publiée en 1895 par Eugène Jacob de Cordemoy, médecin et botaniste français originaire de l'île de La Réunion, Moringa oleifera est signalé comme naturalisé, cette information reste à vérifier, en effet l'espèce parfois échappée accidentellement de culture ne parait pas s'étendre spontanément.
Moringa oleifera Lam., porte de nombreux noms vernaculaires à La Réunion : Mourongue, Mourougue, Morongue, Brède fin de mois, Brède médaille, Brède morongue.
Les feuilles, jeunes pousses et fleurs sont consommées comme brèdes, c'est l'arbuste-légume, la Brède en arbre, brède la fin du mois, brède la misère, ne coûtant pas cher au pauvre. En bouillon, elles sont consommées en général le soir, avec du riz, ou accompagnée de morue ou de sardines. Les fleurs comme celles de l'acacia robinier, sont frites, pour un agréable amuse-gueule. Les fleurs, si l'on ne fait pas de beignets avec, peuvent être employées contre l'asthme.
Les jeunes fruits ou bâtons mourongue sont également mangés cuits de diverses manières. Les jeunes gousses, épluchées, débarrassées de l'épaisse peau et des filandres, alors que les graines sont tendres, constituent un bon légume cuit, à saveur piquante, en vinaigrette, en carry avec viande ou morue.
Les graines mûres peuvent être grillées ou frites et appréciées comme succédané des arachides. Ces graines renferment également une huile claire qui ne rancit pas et ne fige pas au froid, utilisée comme huile de table aussi bien que pour huiler des petits mécanismes type horlogerie. Cette même huile sert aussi contre les douleurs rhumatismales ou contre la goutte.
Les racines comestibles au goût de raifort ont un pouvoir rubéfiant important et doivent donc être utilisées avec précautions d'autant qu'elles contiennent des antibiotiques. Elles servent dans l'Inde comme épice.
L'écorce contient deux alcaloïdes en très petites quantités et sont utilisées à Madagascar pour lutter contre l'épilepsie, l'hystérie et la paralysie. Le latex de l’écorce soluble dans l’eau sert d’empois pour le tissu calicot de l'Inde et de tissu dénommé "Buckram", destiné à la reliure de livres.
Article complet sur le site  Mi aime a ou
 
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