Bonnes et mauvaises nouvelles ...

Publié le par Frédéric L.

Bonnes et mauvaises nouvelles  ...
La mauvaise nouvelle
Les plans successifs du gouvernement pour réduire l'usage des pesticides en France, malgré les 71 millions d'euros par an qui leur sont consacrés, sont un échec... L'usage des pesticides continue d'augmenter, la hausse a été de 12% entre 2014 et 2016.

Les plans Ecophyto, qui ont débuté avec l'objectif de réduire drastiquement l'usage des pesticides en France, sont un échec. Les ministères de l'Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé, l'ont carrément annoncé le 27 juillet dernier dans un communiqué : " l'utilisation des produits phytopharmaceutiques a globalement augmenté depuis le lancement du plan Ecophyto en 2009. Pour preuve, l'indicateur NODU (nombre de doses unités) qui est utilisé pour mesurer l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, a augmenté de plus de 12% en valeur entre 2014 et 2016 avec une légère baisse en 2015 et une stabilité en 2016. " Il s'agit d'une hausse qui dépasse celle enregistrée entre 2013 et 2014 (+9,4 %). Loin d'une réduction, la France enregistre ainsi une croissance des pesticides à deux chiffres !

Pourtant, 71 millions d'euros sont investis chaque année pour aider les 450 000 fermes françaises encore existantes à effectuer une transition vers un modèle moins gourmand en pesticides. Pourtant, les 3000 fermes expérimentales qui se sont engagées à suivre ce plan obtiennent des résultats concluants, certaines passant même en agriculture biologique sans grandes difficultés.
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Bonnes et mauvaises nouvelles  ...
La bonne nouvelle, les recherches continuent !
 
Les biofilms, une alternative aux traitements chimiques des cultures
L’agriculture intensive a recours aux pesticides chimiques et médicaments synthétiques pour protéger les cultures ; or ces substances représentent autant de facteurs de pollution environnementale. Les conséquences de cette pollution peuvent contribuer, entre autres, à l’émergence de nouvelles maladies ou à l’extinction de certaines espèces animales.
Une des alternatives aux traitements chimiques des cultures pourrait consister à utiliser des micro-organismes anti-pathogènes organisés sous forme de « biofilms », indique notre étude publiée en 2017 dans la revue Microbial Biotechnology.
Qu’ils soient bénéfiques ou non, les biofilms sont présents partout dans la nature. D’après l’Institut national de la santé (NIH), ils seraient responsables de 80 % des infections chez l’être humain. Dans ce cas, l’infection est d’ailleurs plus difficile à traiter, cette organisation étant tolérante aux anti-microbiens.
Les biofilms agissent en effet comme une bulle de protection pour les micro-organismes, les préservant de la sécheresse, des composants toxiques et polluants, leur permettant ainsi de se diversifier et de se développer. Une propriété qui les rend très intéressants pour la protection des champs.
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